La voltige aérienne est une activité aérienne consistant à utiliser un aéronef pour effectuer des figures de voltige, c’est-à-dire des manœuvres aériennes sortant de l’ordinaire. Les figures de voltiges peuvent être réalisées par des avions ou des planeurs pour le loisir, l’entrainement ou la compétition. Certains hélicoptères sont capables d’exécuter des figures comme les boucles ou les tonneaux. La voltige se pratique également à plusieurs aéronefs, de nombreuses patrouilles acrobatiques civiles et militaires existent dans différents pays.

Les différentes figures de voltiges se composent d’une combinaison de manœuvres élémentaires se succédant : boucle, tonneau, vrille, etc. En compétition, un programme libre, un programme imposé connu et un ou plusieurs programmes inconnus seront notés par des juges sur la qualité de la réalisation et la conformité avec les figures prévues. Les figures de voltige sont codifiées selon une norme dite « Catalogue Aresti » du nom de son créateur, un aviateur espagnol.

Au cours de sa formation, un pilote de voltige passe un « premier cycle », puis un « deuxième cycle ». Le premier cycle (ou voltige positive) permet de réaliser des figures de base sous facteurs de charges positifs à l’exception des virages dos. Le deuxième cycle (ou voltige avancée et négative) permet de réaliser toutes les figures complexes et sous accélérations négatives répertoriées. Il débouche naturellement vers le haut niveau où les meilleurs pilotes créent eux-mêmes des figures de plus en plus complexes et spectaculaires.

Vidéo embarqué pour Paris Match

Les compétiteurs se mesurent à plusieurs types de programmes : des programmes connus à l’avance que chacun peut répéter à sa guise, des programmes libres que chacun construit selon des règles commune mais qu’il peut ensuite répéter, des programmes inconnus que chacun exécute pour la première fois le jour de la compétition. Ces programmes sont naturellement les plus sélectifs.

Dans la catégorie reine, les pilotes peuvent présenter un libre intégral avec des figures uniques qu’ils ont eux-mêmes imaginées.

Lors d’une compétition, les évolutions doivent être réalisées dans un volume cubique de 1 000 m de côté. Ce volume est matérialisé au sol par des repères blancs de neuf mètres sur deux. Les pilotes ne doivent pas évoluer, pour des raisons de sécurité, en dessous de la hauteur de 100 mètres. Le pilote doit réaliser son programme dans ce volume sans en dépasser les limites sous peine de pénalisation par le jury. Celui-ci, un peu à l’image d’une compétition de patinage artistique, note la symétrie et la précision d’exécution des figures.

Explication en image avec Antoine :

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